La terre est ronde: Le retour inévitable à l'équilibre
- 20 oct. 2023
- 2 min de lecture

Il n’y a pas si longtemps, j’ai entrepris un voyage à l’étranger pour renouer avec mes nièces, deux âmes extraordinaires dont l’une a pris le noble chemin de la justice en devenant policière. Nos échanges, loin d’être de simples conversations familiales, se sont transformés en profondes réflexions, souvent accompagnées par le murmure des vagues, là où la terre rencontre la mer dans un ballet éternel, évoquant la rondeur infinie de notre monde.
Face à l’océan, avec le ressac comme fond sonore de nos dialogues, ma nièce a évoqué les ombres de son métier : l’obscurité qu’elle affronte chaque jour, la quête épuisante de justice et la désillusion engendrée par ceux qui échappent à la rétribution. Elle nous a raconté l’histoire d’un individu malveillant qui avait déjoué toutes les tentatives de capture, une énigme irrésolue qui hantait le système.
Dans le silence qui a suivi, ponctué seulement par le chant de la mer, elle a déclaré, avec une tranquillité presque éthérée : « La terre est ronde. » Ce n’était pas une déclaration de vengeance, mais de reconnaissance d’une vérité universelle, la conscience que chaque écho de nos actions, bon ou mauvais, se propage à travers l’éther, effectuant un périple circulaire avant de revenir à son envoyeur.
« La terre est ronde » s’est imposée comme une réflexion sur l’équité et l’équilibre. Devant l’immensité de l’eau, les mots de ma nièce révélaient une vérité incontournable : comme les vagues trouvent toujours leur chemin de retour vers la plage, les actes de la vie, eux aussi, naviguent à travers le temps et l’espace jusqu’à ce qu’ils reviennent à leur origine. Si une injustice peut s’évanouir dans l’air aujourd’hui, elle peut très bien se retrouver confrontée à elle-même demain. Rien n’est isolé, rien n’est perdu, tout est partie d’un cycle infini.
Nous avons discuté de l’existence et de son cycle inéluctable, de comment les actions malveillantes, même si elles semblent impunies, créent une disharmonie cherchant à être corrigée. La malveillance est une dette envers l’univers, et cette dette exige une compensation, soit par la transformation, le châtiment ou la rédemption. Cette vue n’est pas simplement une consolation pour ceux assoiffés de justice, mais également un avertissement solennel pour ceux qui s’engagent sur le chemin de l’iniquité.
Le va-et-vient des vagues, associé au mantra « La terre est ronde », a consolidé ma compréhension du cycle de la vie, une assurance que l’univers, dans sa sagesse infinie, chemine vers l’équilibre. Nos actes sont des pierres lancées dans l’océan de l’existence, créant des ondulations qui voyagent loin et large, influençant des destins, avant de finalement revenir à leur point de départ. C’est dans cette certitude que nous trouvons la persévérance pour continuer notre quête de justice et de bonté, sachant que rien n’échappe à l’observation éternelle de l’univers, car, dans son amour infini pour l’équilibre, la terre est, sans conteste, ronde.
_________________________________________
Abonnez-vous gratuitement à www.steevemarcoux.com pour recevoir les prochains textes mensuels.
Considérez également le livre du même auteur, « La Clef de votre destin », disponible en format Kindle et relié (dit broché mais relié)https://a.co/d/7iUVu1o





Commentaires